Le 11 septembre 2001 restera à jamais gravé dans la mémoire collective mondiale. Ce jour-là, les États-Unis, première puissance mondiale, dirigé par George Bush fils, ont été frappés en plein cœur par une série d’attentats terroristes sans précédent, revendiqués par le réseau jihadiste Al-Qaïda dirigé par Oussama ben Laden.
Une attaque coordonnée d’une ampleur inédite
Au matin du 11 septembre, 4 avions de ligne commerciaux sont détournés par 19 membres d’Al-Qaïda et transformés en armes suicides. 2 appareils percutent successivement les tours jumelles du World Trade Center à New York, à 18 minutes d’intervalle, provoquant leur effondrement spectaculaire quelques heures plus tard. Un troisième avion s’écrase sur une partie du Pentagone, siège du département américain de la Défense. Le quatrième, détourné vers une cible encore inconnue, chute dans un champ en Pennsylvanie après une révolte des passagers. Le bilan humain est de : 2 977 morts, des milliers de blessés et un traumatisme mondial durable.
Une revendication et un réseau international
Quelques semaines après les attentats, Al-Qaïda revendique officiellement les attaques, notamment à travers une vidéo diffusée par la chaîne Al Jazeera. Les enquêteurs américains identifient les 19 pirates de l’air, dont l’Égyptien Mohamed Atta, considéré comme le chef opérationnel du commando. Ces attaques sont exécutées dans une action jihadiste visant à frapper les symboles de la puissance américaine, tant économiques que militaires, car les 2 tours jumelles sont des centres commerciaux internationaux.
Un monde bouleversé et une riposte militaire
Les attentats du 11 septembre marquent un tournant majeur dans les relations internationales. Les États-Unis lancent rapidement une intervention militaire en Afghanistan, accusé d’abriter Oussama ben Laden sous le régime des Taliban. Cette riposte ouvre la voie à ce qui sera appelé la « guerre contre le terrorisme », entraînant des opérations militaires, des alliances internationales et une surveillance accrue à l’échelle mondiale. Après une traque de près de 10 ans, Oussama ben Laden est finalement tué le 2 mai 2011 lors d’une opération des forces spéciales américaines à Abbottabad, au Pakistan.
Des précédents et une menace persistante
Les attaques de 2001 ne surgissent pas sans avertissement. Dès février 1993, une tentative d’attentat contre le World Trade Center, menée par un pakistanais Ramzi Yusef, avait déjà révélé la vulnérabilité du site.
Aujourd’hui, bien qu’affaiblie, l’organisation Al-Qaïda demeure active à travers plusieurs branches régionales, notamment au Sahel, au Maghreb, en Syrie et en Irak, continuant d’alimenter des foyers d’instabilité.
25 ans après : mémoire et hommage
En 2026, à l’occasion du 25e anniversaire des attentats, un quart de siècle après, un hommage d’une ampleur exceptionnelle a été rendu ce 10 septembre 2026 à New York. Sur le site où, 2 977 drones lumineux, au correspondant au nombre de victimes, ont reconstitué dans le ciel la silhouette des tours disparues, dans un moment de recueillement et d’émotion. Un quart de siècle après, le 11 septembre 2001 demeure un symbole du terrorisme international et de ses conséquences profondes sur la sécurité mondiale, les politiques internationales et les sociétés contemporaines.
Dr. Abbas Abakar Abbas

