mardi, décembre 9, 2025
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COUP D’ÉTAT EN AFRIQUE :  A QUAND LA FIN ?

Depuis quelques années, l’Afrique semble renouer avec un cycle politique que l’on croyait révolu : les coups d’État. Du Sahel à l’Afrique centrale, en passant par l’Afrique de l’Ouest, les renversements militaires se sont multipliés, remettant en question la stabilité régionale et le processus démocratique entamé depuis les années 1990. Dans l’opinion publique, une interrogation s’impose désormais : à quand la fin des coups d’État en Afrique ?

Après une accalmie observée ces dernières années sont marquées une recrudescence des coups d’État. Mali en 2020 et 2021, Guinée Conakry en 2021, Burkina Faso en 2022, Niger et Gabon en 2023, Guinée Bissau en cours depuis le 26 novembre 2025. La liste est longue et témoigne d’un malaise politique profond.

Les militaires justifient généralement leur intervention par l’incapacité des gouvernements à résoudre l’insécurité, la mauvaise gouvernance ou l’effondrement économique. La montée des coups d’État est aussi le reflet d’un divorce grandissant entre les dirigeants civils et leurs populations. Dans plusieurs pays. Pour beaucoup de citoyens, les putschs apparaissent, à tort ou à raison, comme une alternative face à des régimes perçus comme verrouillés et éloignés des préoccupations quotidiennes.

Un autre facteur non négligeable réside dans les jeux d’influences étrangères. Rivalités géopolitiques, intérêts stratégiques, présence militaire ou économique… Plusieurs coups d’État seraient menés dans un contexte de tensions entre grandes puissances.

Le repositionnement de certains pays sur la scène internationale, notamment avec l’arrivée d’acteurs non traditionnels, a contribué à modifier les équilibres et à encourager certaines ruptures politiques.

Le phénomène touche particulièrement la zone sahélienne, où les défis sécuritaires liés au terrorisme djihadistes, aux conflits communautaires et à des difficultés économiques qui ont fragilisé les États.

Dans ces pays, l’armée bénéficie d’une légitimité partielle : elle est souvent perçue comme la seule institution encore debout face à l’effondrement généralisé de la gouvernance. La question demeure ouverte. Mettre fin aux coups d’État en Afrique nécessite plus qu’une condamnation internationale systématique.

L’Afrique ne manque pas de potentialités ni de ressources humaines capables de porter des projets démocratiques solides.

En attendant, chaque putsch rappelle que le chemin vers une démocratie apaisée et durable reste encore long pour les africains.

 

ABSF

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