lundi, août 8, 2022
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N’DJAMÉNA SOUS LES EAUX, LA MAIRIE JOUE AU POMPIER À LA FIN D’INCENDIE.

Pour rafraîchir nos mémoires, il y a de cela quelques années, le feu Maréchal du Tchad IDRISS DEBY ITNO, avait réuni tous les maires de 10 communes de la capitale en saison pluvieuse, pour donner des orientations qui vont sauver la ville. Rien n’ a été fait pour canaliser, drainer efficacement. Hors mis quelques curages.
La saison pluvieuse est rude cette année encore, au point de denuder les travaux sur des canaux usés effectués ça et la par la Mairie centrale de la ville, avant le début des pluies. Quelques jours seulement de pluies intenses dans cette ville centenaire, on dirait une ampoule qui s’allume dans une zone sombre. Tout se voit et les N’Djamenois sont dans le désarroi total. Sur les réseaux sociaux, certains comparent l’inondation de la capitale tchadienne à d’autres inondations qui touchent certaines villes et localités africaines ces derniers jours. Non cette comparaison est nulle, car avec les pluies diluviennes, ces villes comparées ont des structures de base. Au Tchad plusieurs observateurs trouvent que nos décisions sont souvent tardives pour préparer une ville de 2 ou 3 millions d’âmes à des telles situations. Une ville non structurée, aucun plan répondant aux normes. Une population laissée à sont sort, sans patriotisme, ni engagement citoyen estiment d’autres qui s’intéressent à N’Djaména.
Ce 01 août 2022, sur insurrection du Président du Conseil Militaire de Transition, une réunion dite de crise est tenue autour du Secrétaire Général de la Présidence de la République, Dr. Houdingar David, le Maire de la Ville de N’Djaména Ali Haroun, ainsi les maires de 10 communes de la capitale, pour évoquer la situation de dégâts causée par les pluies de ces derniers jours. C’est là qu’il faut dire, lorsqu’on doit attendre les dégâts avant d’agir, c’est trop tard. La Mairie centrale et ses auxiliaires doivent comprendre que leurs actions en amont sont mieux d’en aval. En attendant la ville est engloutie.
Ce n’est que le début du mois d’août (période de forte pluie à N’Djaména). Les responsables sanitaires dans tout ordre sont aussi sonnés, car qui dit pluie intense, dit des eaux stagnées.
La période de paludisme est bien encadrée entre des eaux, des œufs puis des moustiques.
Tout le monde est interpellé.
ABBAS ABAKAR ABBAS

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