Le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) a lancé, ce mardi 16 juin 2026 à l’hôtel Novotel de N’Djamena, un atelier de formation destiné aux acteurs du secteur semencier. Cette session, qui se déroule jusqu’au 19 juin, vise à renforcer les compétences nationales en matière de production et de certification des semences. Au cœur des échanges figurent la maîtrise de la plateforme régionale d’inscription des nouvelles variétés végétales, ainsi que l’appropriation des tests de Distinction, Homogénéité et Stabilité (DHS) et de la Valeur Agronomique, Technologique et Environnementale (VATE), essentiels pour garantir la qualité et la performance des semences. À l’ouverture des travaux, M. Konaté Moumouni, directeur du CILSS et formateur, a rappelé le rôle stratégique de l’institution dans la lutte contre la désertification et l’insécurité alimentaire au Sahel, notamment au Tchad. Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet 2 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P2P2RS), qui appuie le renforcement du système semencier tchadien.
Prenant la parole à son tour, Mme Rohimy Carolle Ngomibé, experte agronome et représentante du P2P2RS, a mis en avant l’importance du développement des chaînes de valeur agricoles pour améliorer durablement la productivité. Clôturant la cérémonie, le représentant du ministère de l’Agriculture et de l’Industrie, M. Sanoussi Hisseine, a salué l’initiative du CILSS avant de déclarer officiellement ouvert l’atelier.
À travers cette formation, les autorités entendent doter le pays de compétences techniques solides afin d’améliorer la qualité des semences, levier essentiel pour une agriculture performante et résiliente.
N. BREFINAN

