Depuis quelques années, des coups de forces politiques se répètent en Afrique. A chaque forcing contre le pouvoir, des entêtements sont visibles vis-à-vis de certaines réalités politiques du Continent. Des nouvelles règles de coopération se dessinent au détriment des anciens liens entre les pays africains et ces puissances extérieures, notamment la France. Des coups d’Etat: le Mali serait vacillé dans le cercle de la Russie (présence de Vagner). La Guinée Conakry s’entête pour dire non à l’organisation sous régionale des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ce 24 janvier 2022, le coup d’Etat se concrétise au Burkina-Faso. Depuis quelques temps encore la République Centrafricaine est récupérée par ce Vagner Russe. Le Chao a fait un point d’accès aux groupes armés qui ont foncé dans le territoire tchadien, avec pour conséquence la mort de l’allié sûr et omniprésent présent dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et dans les pays du Bassin du Lac-Tchad, le Président tchadien d’alors Idriss Deby Itno. Si une lecture analytique est permise, ce sera celle de dire que la France subit cette situation, elle qui est engagée sur le terrain militaire, voit un fiasco relationnel de haute gamme. Chaque fois les populations disent stop à la coopération française avec leurs pays. Depuis ce matin, alors le coup d’Etat est en cours, certains médias de l’Hexagone, aborde cette situation sous l’incertitude. C’est comme on veut dire que l’espoir est encore permis. C’est vrai que la France qui perd déjà certains de ses alliés stratégiques de l’Afrique doit poser la question et se demander quel est l’avenir de cette relation avec les juntes militaires qui prennent le pouvoir ici et là, avec l’effet domino de Vagner, l’avenir de ces liens de partenariats et/ou de coopérations stratégiques, précisément dans la lutte contre le jihadisme au Sahel. Il est peut être tant que ces liens soient remodelés.

ABBAS

