Par: Abbas Abakar Abbas
Depuis quelques jours en ce fin du mois de novembre 2021,
les médias annoncent la prise imminente du pouvoir par les rebelles de Tigré. Plusieurs pays occidentaux demandent à leurs ressortissants dont la présence n’est pas essentielle de quitter l’Éthiopie, notamment la capiltale, car les forces rebelles sont à moins de 200 km et s’approchent vite d’Addis Abeba. Cette dernière est aussi la capitale de l’Union Africaine (UA), le siège s’y trouve. Tout le monde se demande, si les rebelles renversent le pouvoir en place que dirige le Premier Ministre Abiy Ahmed, qui a décidé cette semaine et défendre son pays comme le faisait, le Maréchal du Tchad, le feu Idriss Deby Itno, jusqu’à sa mort au combat le 20 avril 2021 (annonce officielle du Tchad). Outre le Chef du Gouvernerment éthiopien Abiy Ahmed, plusieurs jeunes sont enrôlés pour la défense du pays, menacé par les rebelles du Tigré, qui seraient soutenus par oromo (un autre groupe de rebellion). Des questions sont posées à ce sujet. Qu’adviendront les diplomates de l’UA Prendront-ils la fuite face aux rebelles qui prennent le pouvoir ? Vont-ils attendre la clémence de nouveaux maîtres en leurs qualités de diplomates ? L’UA prendra-t-elle des décisions, des sanctions… contre ce renversement de situation? Va-t-elle envoyer des émissaires après pour négocier l’instauration de l’Éthiopie dans le concert des nations ? Ces questions directes et sensibles que tout africain a droit de se poser; si on sait que l’UA a toujours sanctionné tous les coups de forces ou autres du continent. Si des observateurs pensent toujours négatifs de l’Afrique, les raisons sont visibles et claires à travers un tel acte. Même au pays de l’organe régulateur des traditions démocratiques, on entend encore: « les rebelles s’approchent de la capitale ». A quand la stabilité finale de l’Afrique ? Epargnons quand même l’Éthiopie, ce pays qui a résisté à toutes les tentatives de colonisations et incursions, des jeux géopolitiques pour le partage d’Afrique en zone d’intérêts entre les grandes puissances voratrices des approches « intérêts » de ces pays d’Afrique et bien d’autres. Si l’Éthiopie tombe dans le « panier » de coups de forces, c’est l’Afrique qui tombe vraiment dans l’impasse. Si la communauté internationale considère que l’Afrique avec son organe UA fait partie d’elle, cette communauté internationale doit réagir pour stopper cette aventure. Les rebelles ne s’approcher jamais de Bruxelles pour renverser le pouvoir belge; ils ne vont pas aussi s’approcher de Washington la capitale fédérale etasunienne pour disloquer l’unité américaine. Ne le permettons pas aussi en Afrique.

