MÉDIAS : L’AMET ET LES MAGISTRATS TCHADIENS FORMENT DES JOURNALISTES A LA COUVERTURE JUDICIAIRE
L’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET), en collaboration avec des magistrats tchadiens, a lancé un atelier de formation du 16 au 17 février 2026 au CEFOD, au profit des journalistes tchadiens.
Placée sous le thème : « Comprendre l’organisation et les compétences des différentes juridictions », cette session vise à renforcer les capacités des professionnels des médias en matière de couverture des procès.
Les travaux ont été lancés par le ministre de la Justice, en présence du président de l’AMET, Bello Bakary Mana, et de la vice-présidente de la HAMA, Eveline Fakir Kana Sawa.
Selon le président de l’AMET, cet atelier permettra aux journalistes de mieux comprendre les termes juridiques et les procédures judiciaires. Il a souligné que le jargon juridique, souvent complexe dans l’exercice du métier de journaliste, nécessite une meilleure maîtrise, afin que chaque participante et participant puisse sortir de cette formation avec des idées claires pour mieux rédiger leurs articles sur les questions liées à la justice.
Prenant la parole, le ministre de la Justice, Youssouf Tom n’a pas tardé à saluer cette initiative de l’AMET. Il a rappelé que la justice et les médias, bien que distincts dans leurs missions, sont deux institutions fondamentales de l’État de droit.
« La justice a pour vocation de dire le droit et de garantir la paix sociale. Les médias, quant à eux, ont la lourde tâche d’informer les citoyens, de contrôler l’action publique et de renforcer la transparence démocratique », a-t-il déclaré.
Il a souligné que les chemins de ces deux professions se croisent inévitablement, notamment lorsque l’actualité judiciaire occupe le devant de la scène. Selon lui, la qualité de cette interaction détermine en grande partie la confiance du public envers les institutions.
Le ministre a insisté sur la responsabilité des journalistes d’informer leurs lecteurs avec rigueur face à l’œuvre de justice. Il a également énuméré quelques principes fondamentaux : le journaliste ne doit pas confondre sa fonction avec celle du juge ou d’une juridiction quelconque, mais au contraire rester dans son rôle professionnel, respecter les règles, préserver la liberté et éviter toute atteinte à la personne.
De son côté, la vice-présidente de la HAMA a rappelé l’importance de la maîtrise du droit dans l’exercice du journalisme.
« Le droit, quand on l’ignore, devient un instrument d’oppression. Mais quand on le maîtrise, il devient une arme de libération. L’épée numérique n’a de valeur que si la main qui la tient est instruite », a-t-elle confié.
Selon elle, force est de constater que l’environnement judiciaire souffre trop souvent d’un traitement médiatique approximatif.
Cet atelier permet aux différents participants et participantes de poser des questions sur les différents actes juridiques, favorisant ainsi un échange constructif entre magistrats et professionnels des médias.
Deguem-na Keigo Fidel

