Le 11 août 1960 sonna à minuit, c’était le jour de l’indépendance du Tchad, après une période du colonialisme français qui eut dominé le pays comme d’autres en Afrique. Faire un bilan, c’est mettre le doigt sur la plaie qui froisse les tchadiens. Hélas nul ne peut s’en passer de son histoire. Nous allons remonter la pente de l’histoire pour tirer un petit bilan. L’indépendance commença dans le sang. En 1963, seulement 3 années de l’indépendance, les événements de Mangalmé surgissent avec une rébellion armée et des confrontations sanglantes. La naissance de Front Libération Nationale du Tchad, plus connu sous le diminutif (FROLINAT) en 1966 à Nyala (Soudan), fondé par Ibrahim Abatcha et les siens. C’est l’ancêtre de toutes les rébellions armées qui ont suivi au Tchad. L’objectif de FROLINAT était de renverser un régime « oppresseur de tchadiens ». FROLINAT s’est ensuite divisé en sections et tendances, aboutissant à des périodes de conflits au sein des groupes segmentés. Ainsi, le Tchad entame successivement ses années de guerres et conflits, mettant le pays dans un chaos irréversible conduisant au sous-développement accru.
Cette crise inaugurale a marqué durablement l’histoire du Tchad. Depuis 1960, le pays a connu une succession de guerres civiles et d’interventions étrangères qui ont empêché tout développement durable. Les différents régimes qui se sont succédés, de Tombalbaye, Malloum, Goukouni, Habré, Idriss Déby Itno, ont tous été confrontés à des rébellions armées, perpétuant un climat d’insécurité et du sous-développement généralisé. Ces périodes de violence ont eu des conséquences dramatiques sur le développement économique et social du pays. Les infrastructures ont été détruites, les investissements découragés et la population civile a payé un lourd tribut à ces conflits répétés.
Au moment où le Tchad s’apprête à célébrer ses 65 ans d’indépendance, les défis restent immenses. Le nouveau régime issu de la transition pacifique doit se donner aux problèmes structurels du pays : réconciliation nationale, développement socioéconomique, amélioration des services publics prioritaires, tels que l’éducation et la santé ; consolidation les acquis républicains et démocratiques. Les tchadiens aspirent à un avenir plus radieux de celui vécu dans des périodes guerres. La population tchadienne sollicite de ses gouvernants pleins d’espoirs qui permettent le développement sectoriel dans tous les sens, capable de garantir et consolider la paix et la prospérité pour tous. La voie du dialogue, de la réconciliation nationale, avec la main tendue du Président tchadien Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno ; la gouvernance éradiquant la corruption, avec comme actuellement des institutions fortes érigées par le gouvernement tchadien à combattre le phénomène, l’espoir réside pour les tchadiens. 65 ans après cette indépendance, qui avait suscité tant d’espoirs marche à merveille. La renaissance, projet gouvernemental continue son chemin.
ABSF

