Les débats se poursuivent au palais du 15 janvier sur le thème “ Paix Sociale et Réconciliation Nationale”. Tôt ce 16 septembre 2022, les assises du Dialogue National Inclusif et Souverain ont repris. Deuxième jours de chaises vides, des participants en retard et la température montée, tout sur le code de femille et de personne. Le président du presidium Gali Gatta a ouvert les assises du Dialogue National Inclusif et Souverain en affirmant: « Des participants ont récupéré leur per diem et ont disparu de la salle. Certains sont partis en province tandis que d’autres affirment désormais que le dialogue n’est pas loyal. Si vous ne me croyez pas, je suis en mesure aujourd’hui de dire qui a touché l’argent et qui a quitté la salle. Mais je n’irai pas jusque-là». Le rapporteur général de la thématique Paix, Cohésion Sociale et Réconciliation Nationale, Djimet Arabi a insisté sur le répatriement du corps de l’ancien président Hissen Habré, la diyya et le code de la famille. Des vives tensions ont été observées dans la grande salle. Pour l’ancien député Rakhis Ahmat Saleh « Nous devons renforcer la justice par la répartition équitable des ressources du pays ». A son tour, la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Amina Priscille Longoh a dit que : « C’est le Code des personnes et de la famille, ce n’est pas le Code de la femme comme beaucoup le confondent. Depuis 25 ans, nous continuons à parler de ce Code avec toujours la même méfiance, malheureusement expressément entretenue. Ce que nous avons entendu hier, dans la salle, est malheureusement tout, mais sauf l’expression d’une nation unie et laïque », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté, « 80% des intervenants n’ont pas lu ce code. Ceux qui l’ont lu savent qu’il n’est jamais question d’entretenir ou d’instaurer l’homosexualité au Tchad. L’article 155 de ce Code stipule clairement qu’il ne peut jamais y avoir en République du Tchad, un mariage entre deux personnes de même sexe ». Selon Amina Priscille, ce code a été évoqué en 2001, 2005, 2011, 2017 et aujourd’hui. Après la suspension de la séance pour reprendre à 15h 30mn des vives tensions étaient entre la ministre de la Femme, le Secrétaire Général du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques, et bien d’autres personnes pour que ce code ne convient pas avec la religion. Le président du présidium, Gali Ngoté Gatta a réagi, « personne n’a dit qu’on va imposer le Code de personnes et de la famille ».
Pour rappel ce code de la famille a été classé dans le tiroir de la défunte Assemblée Nationale et a été recouvert plusieurs fois. Hier des oulémas des participants et d’autres personnes ont dit non à ce code qui ne correspond pas avec la Charia avec “ les textes musulmanes”.
GALAMI AHMAT GALAMI

